L’USA Limoges porte plus d’un siècle de rugby limougeaud, depuis les premières structures sportives du début du XXe siècle jusqu’aux rendez-vous disputés au stade Beaublanc. Son parcours relie les mutations d’un club de rugby Limoges à l’histoire urbaine d’une enceinte municipale construite pour accueillir durablement football et rugby.
En bref
- L’ancêtre de l’USA Limoges apparaît en 1902, dans une ville où les pratiques sportives collectives s’organisent alors autour de plusieurs associations.
- Le stade Beaublanc succède au stade Jean-Jaurès et devient, après son inauguration de 1951, le principal cadre des grandes affiches limougeaudes.
- La montée en Pro D2 obtenue après la saison 2005-2006 reste un repère récent dans l’histoire du rugby limougeaud.
- La capacité annoncée du stade Beaublanc est de 13 182 places après les travaux achevés en 2019 sur trois tribunes.
Ce texte s’adresse aux lecteurs qui veulent situer l’équipe USA Limoges, son terrain et son héritage sportif. Il traite l’histoire, les installations et le contexte des compétitions françaises, sans couvrir les soins, la préparation physique individuelle ou la gestion médicale des joueurs.
Comment l’USA Limoges s’est-elle installée dans l’histoire du rugby limougeaud ?
L’histoire du rugby à Limoges ne commence pas avec Beaublanc. Elle remonte aux premières années du XXe siècle, lorsque les sociétés sportives regroupaient plusieurs disciplines sous une même bannière. La structure à l’origine de l’USA Limoges est fondée en 1902 sous le nom d’Association sportive de Limoges. Le rugby figure alors parmi les pratiques proposées, aux côtés d’activités athlétiques et de jeux collectifs qui prennent place dans une ville en pleine expansion.
Ce point compte pour comprendre le club actuel. Le rugby limougeaud ne s’est pas construit autour d’une seule équipe professionnelle ni d’un stade bâti pour une seule discipline. Il s’est développé dans un environnement associatif, municipal et scolaire. Les changements de noms connus au fil des décennies racontent cette adaptation. L’entité devient notamment Section athlétique de l’Union vélocipédique de Limoges en 1907, avant de reprendre d’autres dénominations selon les périodes. La pratique est interrompue par la Première Guerre mondiale, puis relancée à partir d’octobre 1919.
Le club prend le nom d’Union sportive athlétique de Limoges en 1943. Cette date fixe une identité qui demeure lisible aujourd’hui dans les couleurs bleu et rouge et dans l’attachement au territoire de la Haute-Vienne. Les résultats fluctuent selon les générations, les moyens disponibles et le niveau des adversaires, mais la continuité du rugby en Limousin se mesure aussi à cette faculté de maintenir une équipe senior, des catégories de jeunes et une présence dans les compétitions fédérales.
La trajectoire de l’USA Limoges illustre bien la différence entre un club installé dans son environnement local et une formation durablement placée dans les deux divisions professionnelles. Les saisons fortes peuvent ouvrir l’accès à un niveau plus exposé. Elles exigent ensuite des effectifs plus profonds, des déplacements plus lourds et une organisation administrative différente. Les saisons plus difficiles ramènent parfois le club vers les échelons fédéraux, sans effacer pour autant son rôle dans la culture rugby à Limoges.
Le parcours de l’équipe USA Limoges permet aussi de lire l’évolution rugby Limousin. Dans une région moins dense démographiquement que les grands bassins du Sud-Ouest, chaque génération de joueurs, d’éducateurs et de bénévoles compte. Le renouvellement ne dépend pas uniquement du résultat de l’équipe première. Il dépend des écoles de rugby, de la capacité à conserver les licenciés à l’adolescence et du maintien d’un calendrier de rencontres qui donne envie de rester dans le jeu.
Les archives du club et les repères présentés par le site officiel de l’USA Limoges permettent de replacer cette ancienneté dans une histoire plus large. Un club fondé en 1902 n’est pas immobile. Il change de dirigeants, de générations, d’installations et parfois de niveau sportif. Ce qui tient, c’est un ancrage local construit sur plus d’un siècle de pratique.
Pourquoi les changements de nom ne sont pas un détail dans l’histoire du rugby ?
Un changement de nom peut sembler administratif. Il renseigne pourtant sur la manière dont un club s’organise. Au début du XXe siècle, les associations multisports partagent des dirigeants, des terrains et des ressources. Elles portent souvent le nom d’une activité initiale, comme le vélo ou l’athlétisme, même lorsque le rugby prend de l’ampleur. La dénomination USA Limoges traduit ensuite une volonté de rassembler les sections sous une identité plus large.
Cette évolution est fréquente dans l’histoire du rugby français. De nombreux clubs ont connu des fusions, des changements de statuts ou des réorganisations municipales. Pour comparer cette logique avec un autre territoire où l’identité locale a pesé dans la construction sportive, l’histoire du club de Bath et de son palmarès montre elle aussi combien la durée d’un club dépend de son environnement, de ses installations et de sa capacité à traverser les cycles.
À Limoges, les noms successifs ne doivent donc pas être lus comme une rupture complète entre plusieurs équipes. Ils dessinent plutôt une continuité associative. Le rugby limougeaud a changé de cadre et de dénomination, mais il a conservé une place dans la vie sportive de la ville. Cette continuité prépare naturellement la question du terrain où cette histoire a pris une dimension plus visible.
Pourquoi Beaublanc est-il devenu le stade du rugby à Limoges ?
Beaublanc n’est pas né comme un simple stade. Le site correspond d’abord à un domaine de 35 hectares, acquis par la municipalité de Limoges en 1920. Situé au nord-ouest de la ville, près de l’Aurence et de l’axe menant vers Bellac et Poitiers, il devait accueillir un vaste projet de parc urbain. Les plans des paysagistes Nivet et Faure-Laurent prévoyaient à la fois des espaces de promenade, des jeux, des installations sportives, des éléments paysagers et plusieurs équipements publics.
Cette origine explique la physionomie actuelle du secteur. Le stade Beaublanc appartient à un parc des sports qui comprend d’autres terrains, une piscine nordique et le palais des sports. Le rugby y partage donc un cadre municipal avec d’autres disciplines. Ce choix d’aménagement a eu une conséquence durable. Les rencontres de l’USA Limoges ont pu s’inscrire dans un lieu déjà identifié par les habitants comme un espace de sport et de rassemblement.
Le premier grand terrain est construit en 1924 sous le nom de stade Jean-Jaurès. Il accueille alors football et rugby. Cette polyvalence est typique des équipements de l’époque, où les collectivités cherchent à concentrer les dépenses dans une enceinte pouvant servir à plusieurs clubs et à plusieurs usages. Pendant les années 1920 et 1930, Beaublanc devient progressivement l’un des pôles sportifs de Limoges, avec des terrains de basket-ball, de volley-ball, de handball et un stade principal.
Après la Libération, la ville engage une nouvelle phase. André Pécaud, nommé architecte principal de la ville le 7 août 1945, participe avec la municipalité à la transformation du parc. Les travaux d’un ensemble destiné au tennis et au basket démarrent en mai 1946, puis l’ancien stade Jean-Jaurès est remplacé par une enceinte football-rugby plus moderne. Le terrain d’honneur du parc des sports de Beaublanc est inauguré en 1951.
La capacité alors annoncée dépasse 14 000 places en intégrant les pesages. Ce chiffre montre l’ambition municipale de l’époque. Beaublanc ne devait pas seulement accueillir les entraînements ou les matches ordinaires. Le stade devait être capable de recevoir des affiches régionales et nationales, avec une configuration populaire où une part importante du public suivait la rencontre debout autour de la pelouse.
La Ville de Limoges présente Beaublanc comme son stade d’honneur, ce que confirme la place occupée par l’équipement dans le parc des sports municipal. Pour un club de rugby Limoges, jouer dans une telle enceinte donne une dimension particulière aux rendez-vous fédéraux. Le stade relie le jeu actuel à plusieurs générations de spectateurs, de joueurs et d’éducateurs qui ont connu les tribunes avant leur rénovation.
Comment un parc des sports façonne-t-il la culture rugby à Limoges ?
Un terrain isolé n’a pas le même effet qu’un parc des sports. À Beaublanc, les familles croisent des pratiquants d’autres disciplines, les jeunes voient des infrastructures différentes et les jours de match s’inscrivent dans un espace déjà fréquenté. Cette proximité n’assure pas à elle seule le développement d’un club. Elle facilite toutefois la visibilité du rugby en Limousin, dans une ville où le basket occupe aussi une place forte.
La coexistence des sports oblige également à préciser l’identité de chacun. Le rugby ne gagne pas sa place par une formule abstraite. Il la gagne par des entraînements réguliers, des équipes de jeunes, des matches correctement organisés et un accueil qui donne au public l’envie de revenir. Beaublanc offre le contenant. Les joueurs, les dirigeants et les spectateurs donnent le contenu.
Cette fonction de repère urbain explique pourquoi le nom de Beaublanc dépasse la seule géographie. Pour les licenciés, il désigne une pelouse et des tribunes. Pour le public limougeaud, il évoque aussi un lieu où plusieurs générations ont vu du sport de niveau régional ou national. L’enceinte constitue ainsi un morceau concret de l’histoire du rugby local.
Que raconte le stade Beaublanc à travers ses tribunes et ses affluences ?
Le stade Beaublanc raconte une histoire plus large que celle de l’USA Limoges. Son affluence record connue date de 1960, lors d’un match de football entre le Limoges Football Club et le Stade de Reims. 17 592 spectateurs sont alors recensés dans l’enceinte. Le chiffre dépasse la capacité actuelle, car les normes d’accueil, les espaces de circulation et la place attribuée aux spectateurs debout n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui.
Cette rencontre attire notamment parce que Reims compte alors des joueurs célèbres du football français, dont Raymond Kopa, Just Fontaine, Roger Piantoni, Robert Siatka, Armand Penverne et Lucien Muller. Le record appartient au football, mais il renseigne le rugby limougeaud de manière utile. Il prouve que Beaublanc a été conçu et vécu comme une enceinte capable de recevoir des événements dépassant le cadre d’une simple journée de championnat.
Pour le rugby, une affluence ne dépend jamais uniquement de la taille du stade. Elle dépend du niveau de l’adversaire, de l’enjeu sportif, de l’horaire, de la météo et de la capacité du club à mobiliser les écoles de rugby et le public local. Une tribune de 3 000 personnes bien occupée produit déjà une atmosphère très différente d’un grand ensemble peu rempli. Les joueurs le perçoivent dès l’échauffement, sans qu’il soit nécessaire de transformer le match en spectacle artificiel.
Le stade contemporain compte trois tribunes identifiées comme Honneur, Sud et Est. Depuis la fin du chantier annoncée en 2019, la capacité publiée est de 13 182 places. Cette donnée doit être lue comme une capacité d’exploitation, non comme une promesse automatique d’affluence. Elle dépend de la configuration retenue, des zones ouvertes et des contraintes propres à chaque manifestation. Les équipements modernes privilégient davantage les circulations, l’accessibilité et le confort des spectateurs que les grands pesages d’autrefois.
| Période | Configuration de Beaublanc | Chiffre repère | Lecture pour le rugby limougeaud |
|---|---|---|---|
| 1924 | Stade Jean-Jaurès pour football et rugby | 1 stade principal | Le rugby dispose d’un terrain dans un parc sportif en construction. |
| 1951 | Terrain d’honneur du parc des sports | 14 000 places minimum | La ville se dote d’une enceinte adaptée aux grandes affiches. |
| 1960 | Stade municipal à forte jauge de pesages | 17 592 spectateurs | Le record football montre le potentiel populaire du lieu. |
| 2019 | Trois tribunes, dont Honneur et Sud rénovées | 13 182 places | Le stade Beaublanc offre un cadre moderne aux matches de l’USA Limoges. |
Ce tableau est reconstruit à partir des informations historiques communiquées par la ville et des données publiques consultées en 2026. Il met en évidence une évolution nette. La jauge moderne est inférieure au record ancien, mais l’enceinte est plus structurée, plus lisible et mieux adaptée à une organisation actuelle de match.
Pourquoi comparer les capacités anciennes et actuelles demande de la prudence ?
Comparer directement 17 592 spectateurs en 1960 et 13 182 places après 2019 serait trompeur si l’on oubliait les conditions d’accueil. Les stades du milieu du XXe siècle comportaient des zones debout très compactes. Les règles de sécurité, les accès, les sanitaires et les exigences de circulation ont changé. Une baisse de jauge ne signifie donc pas forcément un recul de l’importance sportive du lieu.
Pour l’équipe USA Limoges, la question utile reste celle de l’usage réel. Un match bien organisé nécessite des entrées identifiables, une signalétique claire, des espaces séparés pour les acteurs sportifs et une tribune où les familles peuvent suivre la rencontre dans de bonnes conditions. La qualité d’un stade se mesure aussi à ce que les bénévoles peuvent gérer un dimanche de match, et pas seulement au total de sièges affiché.
Beaublanc garde ainsi une double mémoire. Il conserve la trace des grandes foules anciennes et il sert aujourd’hui de cadre au rugby fédéral. Cette continuité donne du poids aux rencontres locales, même lorsqu’elles ne remplissent pas toutes les tribunes.
Comment les travaux ont-ils transformé le stade Beaublanc entre 2012 et 2019 ?
La rénovation de Beaublanc n’a pas suivi une ligne simple. La municipalité lance en 2012 un programme qui prévoit notamment la reconstruction de la tribune d’honneur et de la tribune Sud. L’objectif consiste à remettre à niveau un équipement vieillissant, tout en conservant son rôle de stade principal de la ville. Le chantier engage des opérations lourdes sur les structures, les gradins, la couverture et les accès.
Le déroulement devient rapidement difficile. En 2013, un ouvrier meurt sur le chantier. Cet événement marque profondément le projet et rappelle qu’un équipement sportif reste d’abord un site de travaux soumis à des responsabilités humaines et techniques majeures. Les travaux se poursuivent ensuite, tandis que la tribune Sud reçoit sa charpente et sa couverture.
En 2015, des erreurs de calcul affectant la structure en béton sont révélées. Les armatures prévues ne sont pas suffisantes, ce qui impose de revoir le dispositif technique. La recherche d’un nouveau bureau d’études et la mise en place des solutions retardent la livraison. À partir de 2016, la réponse retenue comprend l’ajout d’armatures et le renforcement des fondations.
Les coûts évoluent fortement. Le projet initial devait concerner l’ensemble du stade pour environ 60 millions d’euros. Après plusieurs années et des difficultés liées aux malfaçons, la rénovation de la seule moitié réalisée atteint environ 63 millions d’euros, selon les éléments publics repris à l’issue du chantier. Les surcoûts techniques sont alors estimés dans une fourchette de 7 à 10 millions d’euros. Ces montants ne relèvent pas du rugby seul. Ils concernent un investissement public, sa conception et les exigences liées à la remise en état d’une grande enceinte.
En 2018, la couverture approche de son achèvement et 5 000 sièges sur 10 000 sont installés. La phase principale se termine ensuite avec une capacité fixée à 13 182 places en 2019. Deux tribunes sont entièrement rénovées, la tribune Honneur et la tribune Sud. Le résultat ne correspond pas à une extension complète jusqu’à 20 000 places, hypothèse évoquée dans des projets antérieurs, mais à une remise en service partielle et fonctionnelle.
Pour le rugby limougeaud, cet épisode montre qu’un stade n’est jamais un décor neutre. Le calendrier d’une équipe dépend de la disponibilité de son terrain, de l’état des tribunes, de la circulation des spectateurs et des équipements annexes. Quand le chantier s’étire, l’organisation d’un match change. Les clubs doivent adapter l’accueil, la billetterie, la sécurité et parfois la répartition des zones réservées aux équipes.
Que peut retenir un club amateur de ce chantier complexe ?
Le premier enseignement tient à la durée réelle. Un chantier annoncé sur quelques saisons peut se prolonger lorsque des difficultés de structure apparaissent. Pour un club, il faut donc éviter de bâtir toute une saison sur des promesses d’ouverture ou sur une jauge espérée. Les informations diffusées par la collectivité et les responsables de l’équipement restent les seules bases fiables pour organiser l’accueil d’un match.
Le deuxième enseignement concerne l’usage. Une tribune rénovée ne modifie pas la règle du jeu, mais elle change les conditions pratiques. Elle améliore l’abri, les accès et la perception du public. Une enceinte plus lisible peut aider une école de rugby à recevoir des familles, à identifier les points de rendez-vous et à éviter les déplacements désordonnés autour du terrain.
Enfin, Beaublanc rappelle que l’histoire sportive se construit aussi dans le béton, les fondations et les décisions municipales. L’USA Limoges évolue dans une enceinte dont la transformation a demandé plusieurs années. Le stade actuel est donc le produit d’un héritage ancien et d’un chantier récent, avec ses réussites comme ses limites.
Quelle place la montée de 2006 tient-elle dans l’histoire de l’équipe USA Limoges ?
La saison 2005-2006 reste l’un des repères sportifs les plus clairs pour l’USA Limoges. L’équipe termine alors deuxième de Fédérale 1 derrière Gaillac et remporte les barrages de montée qui lui ouvrent l’accès à la Pro D2. Dans l’histoire du rugby français, atteindre ce niveau représente beaucoup pour une ville comme Limoges. La deuxième division professionnelle impose un autre rythme de déplacements, une exposition plus forte et un niveau d’organisation supérieur.
Cette accession ne doit pas être racontée comme un miracle isolé. Elle vient d’un cycle sportif où l’effectif, l’encadrement et le public ont convergé au bon moment. En Fédérale 1, les phases finales ne récompensent pas seulement la qualité d’un match. Elles demandent de tenir une saison, de voyager, de gérer les temps faibles et d’affronter des adversaires habitués aux confrontations à élimination directe. La montée obtenue place alors le club de rugby Limoges dans un paysage où chaque rencontre peut compter pour l’équilibre d’une saison entière.
Le passage en Pro D2 modifie aussi le regard extérieur. Les médias régionaux suivent davantage l’équipe, les déplacements attirent plus d’attention et le stade Beaublanc reçoit des formations venues de bassins rugbystiques très différents. Pour les jeunes licenciés, voir une équipe locale atteindre ce niveau donne un repère concret. Il ne s’agit pas de promettre une carrière à chaque joueur. Il s’agit de montrer qu’un parcours collectif peut porter un club au-delà de son championnat habituel.
La comparaison avec les puissances internationales doit rester mesurée. Les budgets, les effectifs et les formats ne sont pas comparables. Pourtant, l’analyse de clubs comme les Crusaders en Super Rugby rappelle une idée valable à toutes les échelles. La régularité s’appuie sur une organisation durable, une formation suivie et une identité de jeu cohérente. Pour une structure fédérale française, ces principes doivent être adaptés aux moyens réels, sans copier les modèles professionnels.
Après la Pro D2, l’USA Limoges connaît d’autres cycles et retrouve les compétitions fédérales. Cette évolution n’efface pas l’épisode 2006. Elle le replace à sa juste place. Une montée reste une date de référence, pas un acquis définitif. Les championnats français bougent, les poules évoluent et les équilibres financiers changent d’une saison à l’autre. Les formats officiels sont à vérifier chaque été dans les règlements généraux publiés par la FFR, car une règle de qualification ou de montée peut être modifiée avant une nouvelle édition.
Pourquoi la Fédérale 1 demeure-t-elle un niveau structurant pour le rugby en Limousin ?
La Fédérale 1 place un club face à des adversaires solides, souvent issus de territoires où le rugby possède une base historique importante. Pour l’USA Limoges, y évoluer permet de garder un calendrier compétitif et d’offrir des matches exigeants aux joueurs formés localement ou recrutés dans la région. La division sert aussi de vitrine raisonnable pour les jeunes qui cherchent un projet sportif compatible avec leurs études ou leur activité professionnelle.
Le rugby en Limousin ne se réduit pas à la place occupée par une équipe senior dans une poule. Il repose sur un ensemble plus large. Les écoles de rugby, les arbitres, les éducateurs et les familles contribuent à maintenir les pratiques chaque week-end. Une accession professionnelle peut accélérer cette dynamique. Une saison fédérale bien tenue peut tout autant la préserver si l’accueil, la formation et le calendrier restent sérieux.
La montée de 2006 garde donc sa valeur parce qu’elle prouve une possibilité sportive. Beaublanc lui donne un décor identifiable, et l’histoire longue du club lui donne un contexte. Pour suivre les prochaines saisons, le lecteur doit regarder le règlement de la compétition concernée et le calendrier officiel, plutôt que se fier à une formule valable une année passée.
Comment Beaublanc peut-il rester un repère pour la culture rugby à Limoges ?
Un stade conserve son rôle lorsqu’il reste utile. Pour Beaublanc, cela passe d’abord par la qualité des jours de match. Un spectateur doit savoir où entrer, où s’asseoir et comment retrouver les différentes équipes. Une famille venue voir une catégorie de jeunes n’a pas les mêmes besoins qu’un habitué des rencontres fédérales. Une organisation claire évite que le stade devienne impressionnant pour les nouveaux venus.
Le rugby limougeaud a intérêt à utiliser l’histoire sans s’y enfermer. Rappeler 1902, 1951 ou 2006 donne de la profondeur à l’équipe USA Limoges. Cela ne remplace ni les licences à traiter, ni les éducateurs à mobiliser, ni les entraînements à préparer. L’héritage n’a de sens que s’il aide à créer des rendez-vous actuels, adaptés aux joueurs et aux familles qui fréquentent Beaublanc aujourd’hui.
La transmission peut prendre des formes simples. Une exposition chronologique dans un espace d’accueil, un programme de match qui explique l’origine du stade ou une présentation des catégories jeunes donnent des repères concrets. Il ne faut pas multiplier les discours vagues. Une date, une photo d’archive autorisée, le nom d’une tribune et une explication courte suffisent souvent à relier les générations.
La place de Beaublanc dans le paysage sportif local reste particulière parce qu’elle associe rugby, football et environnement multisport. Cette pluralité est une force si elle reste organisée. Les calendriers doivent tenir compte des autres utilisateurs, les installations doivent être partagées clairement et les journées de forte affluence doivent être anticipées. Le stade appartient à la ville et sert plusieurs usages. Le club qui y évolue doit composer avec ce cadre municipal.
Le débat sur la capacité future revient régulièrement dès qu’une enceinte rénovée ne couvre pas toutes les ambitions initiales. La question utile n’est pas seulement de savoir si Beaublanc pourrait un jour atteindre 20 000 places. Il faut d’abord observer l’usage réel des tribunes, les besoins des associations sportives, les coûts d’entretien et la capacité de la ville à financer une nouvelle étape. Un équipement public se juge sur plusieurs décennies, pas seulement sur un match de gala.
Quels repères pratiques garder pour suivre le rugby limougeaud ?
Le premier repère est le calendrier officiel de l’équipe concernée. Les horaires et les terrains peuvent évoluer au cours d’une saison. Le deuxième est la publication des règlements de la Fédération française de rugby, particulièrement utile lorsque le format des phases finales, les obligations d’engagement ou les catégories de pratique changent. Le troisième est l’information municipale concernant l’accès à Beaublanc, notamment lorsque d’autres événements occupent le parc des sports.
Pour les parents et éducateurs, l’histoire sert surtout à donner du sens à la pratique présente. Un enfant qui arrive à Beaublanc découvre une pelouse, des tribunes et un club. Quelques années plus tard, il peut comprendre que ces lieux existaient avant lui et qu’ils continueront après son passage. Cette continuité donne une responsabilité simple aux adultes. Il faut maintenir un accueil sérieux, respecter les installations et laisser aux jeunes une place réelle dans la vie du rugby local.
Beaublanc n’est donc pas seulement l’adresse du 20 boulevard de Beaublanc, à Limoges. C’est le point de rencontre entre une histoire du rugby ancienne, un équipement municipal transformé et les ambitions successives de l’USA Limoges.
Quand l’USA Limoges a-t-elle été fondée ?
L’origine du club remonte à 1902, avec la création de l’Association sportive de Limoges. La structure a ensuite connu plusieurs appellations avant de porter le nom d’Union sportive athlétique de Limoges à partir de 1943.
Où joue l’équipe USA Limoges ?
L’équipe évolue au stade Beaublanc, situé dans le parc des sports de Beaublanc au nord-ouest de Limoges. L’enceinte appartient à la Ville de Limoges et accueille également d’autres usages sportifs.
Quelle est la capacité actuelle du stade Beaublanc ?
La capacité publiée après l’achèvement des travaux en 2019 est de 13 182 places, réparties sur trois tribunes, dont les tribunes Honneur et Sud rénovées.
Quel est le principal succès récent de l’USA Limoges ?
La saison 2005-2006 constitue un repère majeur. Le club a terminé deuxième de Fédérale 1, puis a obtenu son accession à la Pro D2 après les barrages de montée.
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