Les All Blacks sont la sélection masculine de rugby à XV de la Nouvelle-Zélande. Leur palmarès compte trois Coupes du Monde, remportées en 1987, 2011 et 2015, tandis que leur maillot noir et le haka placent cette équipe nationale au centre de l’histoire mondiale du jeu.
- La Nouvelle-Zélande fait partie des deux nations triples championnes du monde, avec l’Afrique du Sud.
- Le haka n’est pas une animation de stade mais une expression culturelle māorie encadrée par des usages précis.
- Le premier test-match officiel néo-zélandais date du 15 août 1903, avec une victoire 22-3 contre l’Australie.
- Les All Blacks disputent le Rugby Championship contre l’Afrique du Sud, l’Argentine et l’Australie, détentrice de la Bledisloe Cup avec la Nouvelle-Zélande.
Ce contenu s’adresse aux joueurs, éducateurs et parents qui veulent situer la sélection néo-zélandaise dans l’histoire du rugby international. Il ne traite ni la santé des joueurs, ni les méthodes de préparation physique, ni les choix alimentaires d’une équipe professionnelle.
Pourquoi les All Blacks restent-ils une référence du rugby mondial ?
Les All Blacks ne dominent pas le rugby par une réputation construite sur quelques générations. Leur place vient d’une continuité sportive qui commence avant le premier test-match officiel. En 1884, une équipe néo-zélandaise effectue une tournée en Nouvelle-Galles du Sud et remporte ses huit rencontres. Cette formation ne porte pas encore le nom utilisé aujourd’hui, mais elle installe le principe qui restera au cœur de la sélection néo-zélandaise : jouer hors de ses frontières, affronter les meilleures oppositions disponibles et mesurer son niveau sur des séries longues.
Le premier test-match reconnu de la Nouvelle-Zélande se déroule le 15 août 1903 au Sydney Cricket Ground. Les Néo-Zélandais battent l’Australie 22-3. Ce résultat marque le début d’une rivalité devenue annuelle ou presque avec les Wallabies. Pour comprendre cet affrontement, il faut aussi suivre l’histoire de la Bledisloe Cup entre les Wallabies et la Nouvelle-Zélande. Cette coupe ne se réduit pas à un trophée exposé dans une vitrine : elle structure une part importante du calendrier et du rapport de force dans le Pacifique Sud.
La tournée de 1905-1906 en Grande-Bretagne fixe ensuite une grande part de l’identité sportive de l’équipe. Les joueurs néo-zélandais perdent un seul match, 3-0 face au pays de Galles à Cardiff. Ils battent notamment la France 38-8 au Parc des Princes le 1er janvier 1906, lors du premier match officiel du XV de France. Cette rencontre fait partie des repères utiles pour un lecteur français : la relation entre les deux sélections dépasse largement les matchs de Coupe du Monde.
Le surnom « All Blacks » est associé au maillot noir porté par l’équipe. La légende d’une faute de frappe transformant « all backs », soit « tous des arrières », en « All Blacks » circule encore. Elle est pourtant contestée par les travaux historiques relayés par le dictionnaire encyclopédique Te Ara. Les archives montrent que le terme renvoie d’abord à la tenue sombre et à l’image collective de l’équipe. Cela compte, car un surnom utilisé depuis plus d’un siècle ne se comprend pas avec une anecdote commode mais sans preuve solide.
La fédération néo-zélandaise sélectionne ses joueurs à partir d’un bassin réduit si on le compare aux grandes nations européennes. La population du pays reste inférieure à celle de nombreuses régions françaises. Pourtant, la filière locale relie les écoles, les clubs, les provinces et les franchises de Super Rugby. Cette densité rend le passage vers l’équipe nationale très concurrentiel. Un ailier ou un deuxième ligne ne gagne pas sa place sur un seul match spectaculaire. Il doit répondre aux exigences du jeu international, puis tenir son niveau dans le calendrier du Rugby Championship et lors des tournées.
La sélection néo-zélandaise ne possède pas un stade national unique. Elle reçoit selon les affiches à Auckland, Wellington, Hamilton, Christchurch ou Dunedin. Ce choix distribue les test-matchs dans plusieurs provinces et évite que l’équipe soit réduite à une seule ville. Eden Park, à Auckland, garde toutefois un poids particulier, notamment parce qu’il a accueilli les finales mondiales gagnées en 1987 et 2011.
Le lien entre tradition et résultats ne dispense jamais d’analyser les périodes moins solides. Les All Blacks ont connu des échecs marquants en Coupe du Monde, notamment en quart de finale en 2007 contre la France, puis en demi-finale en 2019 face à l’Angleterre. En 2022, la sélection est même descendue à la quatrième place du classement mondial. Ces creux rappellent une règle simple : le maillot noir ne fait pas gagner les matchs, il augmente surtout l’exigence après une défaite.
Pour suivre la position réelle de la Nouvelle-Zélande plutôt que de répéter un classement ancien, consultez les classements masculins publiés par World Rugby. Ils évoluent après chaque test-match pris en compte et ne doivent pas être confondus avec une hiérarchie historique.
Les repères historiques qui expliquent la réputation des All Blacks
| Période | Événement vérifiable | Conséquence dans l’histoire de la sélection |
|---|---|---|
| 1884 | Tournée en Nouvelle-Galles du Sud, huit matchs gagnés | Première équipe néo-zélandaise envoyée hors du pays |
| 1903 | Victoire 22-3 contre l’Australie au Sydney Cricket Ground | Premier test-match officiel de la Nouvelle-Zélande |
| 1905-1906 | Une seule défaite pendant la tournée britannique et française | Diffusion durable du nom All Blacks à l’international |
| 1987 | Victoire 29-9 contre la France en finale mondiale | Premier titre de Coupe du Monde |
| 2015 | Victoire 34-17 contre l’Australie en finale | Première équipe à conserver le titre mondial |
Les chiffres de bilan global doivent être lus avec prudence. Certaines bases comptent tous les matchs disputés par les All Blacks, y compris face à des provinces, des clubs ou des sélections non nationales. D’autres ne retiennent que les test-matchs. La base officielle All Blacks Statistics distingue ces catégories. Pour comparer des équipes nationales, les test-matchs sont la référence la plus lisible.
Quel est le palmarès des All Blacks en Coupe du Monde et dans le Rugby Championship ?
Le palmarès des All Blacks repose d’abord sur trois titres mondiaux. La Nouvelle-Zélande gagne la première Coupe du Monde organisée en 1987 avec l’Australie. En finale, les Néo-Zélandais dominent la France 29-9 à Auckland. Ce succès compte double dans l’histoire du rugby : il lance la compétition mondiale et donne à la sélection hôte un premier trophée qui restera longtemps une référence.
Le deuxième sacre arrive vingt-quatre ans plus tard. En 2011, la Nouvelle-Zélande organise à nouveau la Coupe du Monde et retrouve la France en finale à Eden Park. Le score de 8-7 montre l’écart réel entre le prestige d’une équipe et la difficulté d’une finale. Les All Blacks ne déroulent pas leur rugby. Ils s’imposent d’un point, dans un match fermé, tendu et marqué par la pression du résultat. Pour un joueur amateur, cette rencontre reste un bon rappel : dans un match couperet, l’occupation, la discipline et la défense pèsent parfois davantage que le nombre de séquences offensives.
En 2015, la sélection néo-zélandaise conserve son titre en battant l’Australie 34-17 à Twickenham. Cette victoire fait de la Nouvelle-Zélande la première équipe à gagner deux Coupes du Monde consécutives. Le groupe emmené par Richie McCaw, Dan Carter, Ma’a Nonu et Conrad Smith conclut alors une période de maîtrise rare. Dan Carter inscrit 19 points lors de cette finale, dont un drop et plusieurs pénalités. Ce n’est pas seulement une performance de buteur : ces points permettent à l’équipe de garder une distance nette lorsque l’Australie revient dans le match.
La finale de 2023 contre l’Afrique du Sud donne une autre lecture du palmarès. Battus 12-11 au Stade de France, les All Blacks terminent vice-champions du monde. Le match se joue sur une marge d’un point, avec un carton rouge sud-africain, une forte bataille dans les zones de contact et une fin de partie où chaque détail compte. La Nouvelle-Zélande ne repart donc pas avec un quatrième titre, mais son parcours confirme sa capacité à revenir au plus haut niveau après les difficultés observées en 2022.
Le Rugby Championship constitue l’autre grande ligne du bilan néo-zélandais. Cette compétition succède au Tri Nations à partir de 2012, avec l’entrée de l’Argentine aux côtés de l’Afrique du Sud, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Les All Blacks ont gagné de nombreuses éditions du Tri Nations puis du Rugby Championship. La formule change parfois selon les tournées des Lions britanniques et irlandais ou les contraintes de calendrier. Il faut donc vérifier le règlement de chaque saison avant de comparer directement deux éditions.
La Bledisloe Cup, disputée contre l’Australie, reste un objectif distinct. Une équipe peut gagner le Rugby Championship sans forcément faire de sa confrontation avec les Wallabies un simple détail. La rivalité entre voisins s’appuie sur une longue suite de tests, avec des rencontres qui peuvent compter à la fois pour le Rugby Championship et pour la Bledisloe Cup. Le lecteur qui suit les compétitions de l’hémisphère Sud doit distinguer les deux lignes de palmarès.
Les titres mondiaux et les campagnes qui ont marqué la sélection néo-zélandaise
| Édition de la Coupe du Monde | Résultat de la Nouvelle-Zélande | Match repère | Lecture sportive |
|---|---|---|---|
| 1987 | Championne | Nouvelle-Zélande 29-9 France | Premier titre mondial à domicile |
| 1995 | Finaliste | Afrique du Sud 15-12 Nouvelle-Zélande après prolongation | Finale sans essai, dominée par la précision au pied |
| 2007 | Éliminée en quart de finale | France 20-18 Nouvelle-Zélande | Échec majeur malgré un statut de favorite |
| 2011 | Championne | Nouvelle-Zélande 8-7 France | Finale gagnée d’un point à Eden Park |
| 2015 | Championne | Nouvelle-Zélande 34-17 Australie | Deuxième titre consécutif |
| 2023 | Finaliste | Afrique du Sud 12-11 Nouvelle-Zélande | Défaite minimale en finale au Stade de France |
Les records ne suffisent jamais à expliquer une équipe, mais ils aident à poser le cadre. Jonah Lomu a inscrit 15 essais en Coupe du Monde entre 1995 et 1999. Marc Ellis a marqué six essais contre le Japon en 1995. La victoire néo-zélandaise 145-17 contre cette même équipe en 1995 reste l’un des scores les plus élevés de l’histoire de la compétition. Ce type de match appartient à une époque où les écarts entre nations étaient plus marqués qu’aujourd’hui.
La comparaison avec l’Argentine est utile, car les Pumas ont progressivement modifié l’équilibre du Rugby Championship. Leur arrivée en 2012 a créé une quatrième opposition régulière et renforcé l’intérêt du tournoi. Pour replacer cette évolution, vous pouvez consulter le palmarès des Pumas dans le rugby international. Les confrontations néo-zélandaises ne se limitent plus à deux rivalités historiques avec l’Australie et l’Afrique du Sud.
Le palmarès de la Nouvelle-Zélande se mesure aussi à sa constance. Une Coupe du Monde se joue tous les quatre ans, tandis qu’un Rugby Championship impose de répondre présent sur plusieurs déplacements dans l’année. La sélection qui cumule titres mondiaux et résultats réguliers dans l’hémisphère Sud construit une domination plus solide qu’une équipe capable d’un seul mois exceptionnel.
Que signifie réellement le haka des All Blacks avant un match ?
Le haka ne doit pas être réduit à une danse guerrière destinée à impressionner l’adversaire. Il s’agit d’une expression culturelle māorie qui peut prendre plusieurs formes selon le contexte. Dans le cadre des All Blacks, il ouvre le match et rassemble les joueurs avant le coup d’envoi. Il donne aussi aux spectateurs une image immédiate de la sélection néo-zélandaise, mais son sens dépasse largement la télévision, les ralentis et les images de tribunes.
Le haka le plus souvent associé aux All Blacks est « Ka Mate ». Il est attribué au chef māori Te Rauparaha, au début du XIXe siècle. Son texte évoque la survie, le passage de l’obscurité vers la lumière et la force retrouvée. L’interprétation collective des joueurs place le groupe dans une même intention avant le match. Cette dimension est plus juste que l’idée d’une provocation automatique.
Depuis 2005, les All Blacks utilisent aussi « Kapa o Pango » pour certaines affiches. Ce haka a été conçu avec l’implication de Derek Lardelli. Il insiste sur l’identité de l’équipe et sur ses racines polynésiennes et māories. Son geste final, souvent montré en gros plan, a suscité des débats parce qu’il a été interprété à l’étranger comme un geste d’égorgement. Dans la lecture culturelle donnée par ses créateurs, il renvoie à l’énergie vitale et à la force intérieure. Le contexte compte donc avant de commenter un rituel que l’on ne connaît pas.
Les adversaires ont le droit de répondre au haka par leur positionnement, tant qu’ils respectent les indications arbitrales et les protocoles de match. Certaines équipes choisissent de rester alignées sur leur ligne de dix mètres. D’autres avancent ensemble dans la limite autorisée. L’image la plus connue en France reste celle du XV de France qui s’était rapproché des Néo-Zélandais avant un quart de finale mondial. Ce type de réponse ne change pas la règle du jeu, mais il installe un rapport de force visible avant le premier ballon.
Un éducateur peut utiliser l’exemple du haka pour expliquer à des jeunes joueurs la différence entre rituel collectif et agitation. Le haka est préparé, répété et porté par un groupe entier. Chaque joueur connaît sa place, son regard, son timing et son texte. Il n’y a rien d’improvisé. Cette précision rejoint un principe de rugby applicable à tous les niveaux : une séquence collective forte commence par un cadre clair, pas par onze ou quinze initiatives isolées.
Ka Mate et Kapa o Pango ne portent pas le même message
| Haka | Usage par les All Blacks | Repère historique | Ce qu’il exprime dans le contexte sportif |
|---|---|---|---|
| Ka Mate | Le plus fréquemment exécuté | Texte attribué à Te Rauparaha | Survie, énergie collective et affirmation du groupe |
| Kapa o Pango | Utilisé lors de certaines rencontres majeures | Présenté en 2005 | Identité contemporaine de l’équipe et héritage culturel |
Le haka fait partie du protocole visuel d’un test-match, mais il n’accorde aucun avantage de points. L’arbitre conserve les mêmes responsabilités après son exécution. Les règles de World Rugby sur le coup d’envoi, le hors-jeu ou les contacts s’appliquent exactement de la même manière. La version en vigueur des lois du jeu publiée par World Rugby reste la référence pour comprendre ce qui se passe après le premier coup de pied.
La diffusion internationale a parfois transformé le haka en produit d’appel. Il faut éviter ce raccourci. La force du rituel vient précisément du fait qu’il reste associé à une histoire, à une langue et à une représentation collective. Copier les gestes sans en connaître le cadre n’apporte rien à une équipe de jeunes ou d’amateurs. Mieux vaut travailler un cri de rassemblement propre au groupe, construit avec respect et sans emprunter une expression culturelle qui ne lui appartient pas.
Le match contre Munster en novembre 2008 montre aussi que le haka peut générer des réponses symboliques. Des joueurs irlandais ont exécuté leur propre défi avant la rencontre, ce qui a créé une séquence très commentée. Pour replacer ce club dans son histoire sportive, lisez l’article consacré au Munster et à son histoire dans le rugby européen. La rencontre rappelle que le respect d’un rituel n’interdit ni la fierté ni l’affirmation d’un adversaire.
Le haka reste donc un marqueur culturel précis de la sélection néo-zélandaise. Le regarder correctement suppose de distinguer l’émotion du moment, la culture māorie qui le porte et la compétition qui suit. Une fois le coup d’envoi donné, les All Blacks doivent, comme toutes les équipes, gagner leurs rucks, défendre leur ligne et convertir leurs occasions.
Comment le maillot noir est-il devenu le signe distinctif de la sélection néo-zélandaise ?
Le maillot noir n’a pas toujours été porté dans la forme connue aujourd’hui. Lors de la tournée de 1884 en Australie, l’équipe néo-zélandaise évolue dans une tenue bleu foncé avec une fougère dorée. En 1893, la fédération décide d’adopter un maillot noir avec une fougère argentée, alors que les shorts restent blancs durant certaines premières années. Les photographies historiques sont utiles sur ce point, car elles évitent de raconter une évolution linéaire qui n’a pas existé.
En 1901, une tenue noire sans col apparaît lors d’un match contre la Nouvelle-Galles du Sud. La tournée de 1905-1906 installe ensuite une image qui restera durablement attachée à l’équipe. Le noir devient plus qu’une couleur de jeu. Il identifie immédiatement la Nouvelle-Zélande dans un paysage international où les maillots sont souvent associés à un pays : le blanc pour l’Angleterre, le vert et or pour l’Australie, le vert pour l’Irlande, le bleu pour la France.
La fougère argentée placée sur la poitrine fait partie du même ensemble. Elle ne doit pas être traitée comme un détail graphique. Elle renvoie à un symbole néo-zélandais utilisé dans plusieurs domaines, dont le sport. Sur le maillot, elle donne un point de repère net au public et aux joueurs. La force visuelle de cette association explique pourquoi les changements de design restent généralement mesurés. Une sélection qui a bâti son identité sur plus d’un siècle ne peut pas modifier son équipement chaque saison comme une franchise commerciale.
Le maillot noir est aussi associé à une exigence collective. Chez les All Blacks, la transmission entre générations est souvent racontée à travers l’idée de laisser le maillot dans un meilleur état sportif qu’on l’a trouvé. Cette formule n’est pas une règle officielle de World Rugby, ni un règlement de sélection. C’est une manière de présenter la responsabilité liée au fait de représenter le pays. Sur un terrain amateur, l’idée utile n’est pas de copier le discours, mais de comprendre qu’un maillot d’équipe engage aussi le comportement collectif : ponctualité, tenue, respect des arbitres et sérieux dans les tâches données.
Il faut toutefois éviter un raccourci fréquent. Porter du noir ne donne pas une identité à une équipe. L’identité se construit par les habitudes de travail, l’organisation du jeu et les résultats. Le maillot devient puissant parce qu’il est porté par des générations de joueurs qui ont gagné de grands matchs. Sans cette continuité, il resterait un équipement parmi d’autres.
Les étapes visuelles du maillot des All Blacks
| Date | Tenue documentée | Élément à retenir |
|---|---|---|
| 1884 | Maillot bleu foncé et fougère dorée | Première tournée d’une équipe néo-zélandaise à l’étranger |
| 1893 | Maillot noir avec fougère argentée décidé par la fédération | Base de l’identité visuelle actuelle |
| 1894-1896 | Maillot noir avec shorts blancs visibles sur des archives | La tenue intégralement noire n’est pas immédiate |
| 1901 | Tenue noire sans col contre la Nouvelle-Galles du Sud | Évolution vers un équipement plus proche du modèle connu |
| Depuis 1905 | Noir dominant et fougère argentée | Image internationale durable des All Blacks |
Pour les clubs amateurs, le parallèle doit rester simple. Un jeu de maillots doit être choisi d’abord pour sa résistance, sa disponibilité dans les tailles et sa facilité d’identification par l’arbitre. Une couleur chargée d’histoire ne remplace pas un équipement adapté. Le noir peut aussi poser un problème de lisibilité lors d’un match en fin de journée ou sur un terrain mal éclairé. Dans ce cas, les chasubles et les tenues de rechange répondent à un besoin de match, pas à une question d’esthétique.
La sélection néo-zélandaise utilise également des tenues alternatives lorsque les règles de contraste l’imposent, notamment en Coupe du Monde. L’idée selon laquelle les All Blacks joueraient toujours en noir est donc inexacte. En 1995 contre l’Écosse, puis lors de certains matchs de 2007, la Nouvelle-Zélande a porté des tenues différentes. Le maillot noir demeure la référence, mais la lisibilité du jeu et les obligations de compétition passent avant le symbole.
Le poids commercial de cette tenue est considérable, mais il ne faut pas confondre popularité et qualité technique automatique. Un maillot de supporter est conçu pour un usage quotidien, alors qu’un maillot de match répond à d’autres contraintes de coupe, de tissu et de résistance. Pour un joueur, le choix d’un équipement doit rester lié à la pratique réelle, au budget et aux règles de son club.
Quels joueurs et quels sélectionneurs ont façonné l’équipe nationale de Nouvelle-Zélande ?
Le palmarès des All Blacks est porté par des générations très différentes. Colin Meads a représenté une figure majeure des années 1950 et 1960. Sean Fitzpatrick a incarné l’exigence du poste de talonneur durant les années 1980 et 1990. Jonah Lomu a changé l’impact médiatique du rugby en 1995 grâce à sa puissance et à ses essais. Richie McCaw, capitaine de deux équipes championnes du monde, a symbolisé la continuité entre la conquête, la discipline collective et le leadership.
Dan Carter occupe une place particulière dans cette histoire. Demi d’ouverture, il a été capable d’organiser le jeu, de buter à longue distance et de tenir un match sous pression. Son rôle lors de la finale de 2015 contre l’Australie résume ce que l’on attend d’un numéro 10 international : choisir le bon tempo, sanctionner les fautes adverses et conserver une lucidité totale dans les moments serrés. Son influence ne se limite pas à son total de points.
Les avants tiennent une place tout aussi forte dans l’histoire néo-zélandaise. Richie McCaw en troisième ligne, Kieran Read au poste de numéro 8, Sam Whitelock en deuxième ligne ou Keven Mealamu au talonnage ont porté la régularité de la sélection. Ces joueurs rappellent que le jeu spectaculaire des ailiers repose sur un travail moins visible : touches propres, mêlées stables, rucks gagnés et renvois maîtrisés. Un essai de 80 mètres commence parfois par un ballon sécurisé dans ses 22 mètres.
Les sélectionneurs ont aussi structuré les grandes périodes. Graham Henry conduit l’équipe au titre mondial de 2011 après l’échec de 2007. Il est maintenu en poste malgré cette élimination en quart de finale, un choix qui montre une capacité à juger un projet sur plusieurs années. Steve Hansen lui succède et remporte la Coupe du Monde 2015. Son bilan comprend également plusieurs succès dans le Rugby Championship et une stabilité rare dans le rugby international.
Depuis 2024, Scott Robertson dirige la sélection masculine après avoir entraîné avec succès les Crusaders en Super Rugby. Pour connaître le groupe réellement appelé, les blessures et les changements de dernière minute, il faut consulter les annonces de la fédération néo-zélandaise sur le site officiel All Blacks. Une liste de sélection évolue vite, surtout pendant les tournées et les compétitions annuelles. Reprendre un groupe publié plusieurs mois plus tôt conduit souvent à citer des joueurs indisponibles ou non retenus.
Les grandes figures qui expliquent différentes époques des All Blacks
| Joueur | Poste principal | Période internationale | Repère marquant |
|---|---|---|---|
| Colin Meads | Deuxième ligne, troisième ligne | 1957-1971 | Figure majeure des tournées néo-zélandaises d’après-guerre |
| Sean Fitzpatrick | Talonneur | 1986-1997 | Capitaine et vainqueur de la Coupe du Monde 1987 |
| Jonah Lomu | Ailier | 1994-2002 | 15 essais marqués en Coupe du Monde |
| Richie McCaw | Troisième ligne aile | 2001-2015 | Capitaine des titres mondiaux de 2011 et 2015 |
| Dan Carter | Demi d’ouverture | 2003-2015 | Joueur décisif lors de la finale mondiale de 2015 |
| Sam Whitelock | Deuxième ligne | 2010-2023 | Longévité exceptionnelle en test-matchs |
Cette succession de joueurs explique une part de la solidité néo-zélandaise. Les All Blacks ne cherchent pas à reproduire exactement un ancien numéro 10, un ancien troisième ligne ou un ailier célèbre. Ils renouvellent les profils tout en maintenant certains repères : vitesse de libération, lecture des espaces, qualité de passe avant contact et exigence dans les tâches sans ballon.
Les jeunes joueurs qui regardent cette équipe doivent éviter de ne retenir que les gestes spectaculaires. Lomu a marqué les esprits par ses courses. Carter a impressionné par ses coups de pied. McCaw a dominé de nombreux matchs par sa lecture des rucks et sa capacité à rester disponible. Pourtant, ces joueurs ont surtout duré parce qu’ils maîtrisaient les fondamentaux de leur poste. C’est cette leçon qui reste applicable dans un entraînement de club : travailler ce qui sert au collectif avant de chercher le geste destiné aux vidéos.
La prochaine liste de la sélection néo-zélandaise doit donc être lue avec un regard précis. Regardez les postes doublés, l’équilibre entre avants et trois-quarts, les options de but et les joueurs capables de couvrir plusieurs rôles. C’est souvent dans cette construction, bien avant le haka et le coup d’envoi, que se prépare la capacité des All Blacks à rester compétitifs.
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